Les travaux d’étiquetage des minerais de coltan, de cassitérite et la tourmaline sont suspendus depuis vendredi 16 août 2019 au site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). À la base, la grève des agents du service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), qui revendiquent trois mois de salaire.

Ces minerais produits par les membres de la coopérative des exploitants miniers artisanaux de Masisi (COOPERAMA) sont achetés sur place par la Société minière de Bisunzu (SMB) et doivent suivre la traçabilité dans le processus d’évacuation.

« Les minerais ne sont plus étiquetés parce que tous nos bureaux sont fermés à Masisi. Et donc, il va se poser un problème d’évacuation des minerais. Nous craignons que la fraude soit entretenue à notre absence », explique sous anonymat un agent de la SAEMAPE, Ex SAESCAM.

Les grévistes ont effectué un sit in vendredi devant le bureau provincial de SAEMAPE à Goma. « Nous exigeons aussi l’uniformisation des salaires, car à Kinshasa un huissier touche un salaire supérieur à celui du directeur provincial. Du mois d’avril au mois d’août 2019, nous n’avons jamais perçu les frais des soins médicaux » s’indigne Mumande Masanzi Damas, agent de sûreté et de la traçabilité des minerais à Bibatama à Masisi.

Le site minier de Rubaya est une zone pilote pour le processus de traçabilité initié depuis quelques années par le gouvernement congolais avec l’accompagnement de ses partenaires internationaux, dont le gouvernement néerlandais, dans le cadre de la Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilité (I4S). L’objectif principal est de lutter contre « les minerais de sang » issus des zones des conflits armés dans l’est de la RDC au niveau international.

 

Deskeco

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