Des agents de l’administration du ministère de l’Urbanisme et habitat du gouvernement central réclament le paiement d’arriérés de leurs primes spécifique et permanente. Un groupe s’est rendu, ce lundi 19 Août 2019, au palais de la Nation pour solliciter l’intervention du chef de l’État.

En effet, ce sit-in fait suite au dépôt, la semaine dernière, du mémorandum adressé au président de la République qui, selon eux, a donné déjà un avis favorable mais le dossier serait encore bloqué au niveau de la chaîne de la dépense.

« La prime spécifique varie entre 500 000 et 800 000 francs par personne et en fonction de la mobilisation. Et elle est trimestrielle. La prime permanente, quant à elle, concerne tous les ministères, et elle est mensuelle. Malheureusement, chez nous, elle n’arrive jamais entre nos mains », dénoncent ces agents.

Si l’administration de ce ministère est un service d’assiette qui mobilise des recettes au profit de l’Etat, les agents qui concourent à cette mobilisation s’estiment négligés et abandonnés.

« Nous avons des permis de construire que nous délivrons, des habitations appartenant à l’Etat sont en location sur toute l’étendue de la République etc. Nous avons le droit de vivre comme tout le monde et de bénéficier de notre travail », a insisté un agent en en colère affirmant avoir travaillé pendant 10 ans sans toucher ces deux primes.

 

Dans les rangs de ces manifestants, figurent en bonne place des personnes de tous âges en termes notamment d’ancienneté au sein de l’administration publique qui ont du mal à faire face au coût de la vie.

« Nous sommes venus pleurer au pied du sommet de la République pour qu’une solution soit trouvée comme cela a été le cas dans d’autres ministères où les agents avaient revendiqué et trouvés gain de cause », a déclaré une jeune dame.

Dans la foulée, ces agents ont également évoqué l’occupation anarchique par certaines autorités du pays, des maisons appartenant à l’Etat, y compris la vente illicite des biens immobiliers appartenant au patrimoine national de la République démocratique du Congo. Ce qui représente un manque à gagner assez considérable pour le Trésor public.

Autre fait évoqué par ces agents, ce sont les conditions de travail. Ils se plaignent par exemple de n’avoir pas de moyens de locomotion en termes de bus. Ils s’insurgent contre le fait que dans leur ministère, il y a une infime partie d’agents qui seraient rémunérés, sur base des critères dont ils ignorent.

 

 

Zoomeco

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