Deogratias Mutombo, gouverneur de la Banque Centrale du Congo a dressé le bilan économique du chef de l’État sortant Joseph Kabila depuis sa prise de pouvoir, le 26 janvier 2001 jusqu’au 24 janvier 2019. Ceci a été fait au cour d’un point de presse le mercredi 23 janvier dernier. Pour ce gouverneur, il s’agit donc d’un bilan vert.

 

Le numéro un de la BCC a comparé les indicateurs Macro-économique entre l’année 2001 à fin 2018 _. _ »Le cadre Macro-économique de la RDC est resté stable en 2018. Et même aujourd’hui, c’est un cadre qui reste favorable par rapport à toute activité économique au regard des indicateurs pertinents. Au niveau du secteur réel, l’activité économique a poursuivi sa croissance avec un taux de croissance de 4,1% sur base des éléments de produits à fin septembre 2018.
Nous attendons encore les éléments de produits à fin décembre 2018 pour avoir les chiffres finals.

C’est une croissance qui est impulsée par le secteur extractif, en particulier minier à plus de 50%.
C’est une faiblesse parce que nous sommes exposés à la baisse des cours des matières premières.
Delà, on voit qu’il faut procéder à la diversification de notre économie. Cette croissance traduit une évolution ascendance à l’économie depuis 2016 « ,a-t-il indiqué

D’après les chiffres fournis par Déogratias Mutombo, en 2001 la RDC avait un Produit Intérieur Brute (PIB) de 11milliards USD contre environ 50 milliards USD en 2019.

Concernant le taux d’inflation, si en 2001, la RDC connaissait une inflation de 135%, fin décembre 2018. Ce taux a été réduit à 7,1%. Le gouverneur de la BCC a indiqué que ce niveau traduit une stabilité relative sur le marché des biens et services.

« Il vous souviendra qu’en 2017, ce taux a été de 54% et 23% en 2016. Cette stabilité est bonne et nous sommes presque dans les critères de performance économique ciblée au niveau de l’Union Africaine et de la SADC et COMESA. Notre objectif, à moyen terme, c’est un taux d’inflation qui ne dépasse pas 7%. Donc, inférieur ou égal à 7% »,a rassuré la tête couronnée de la BCC.

La BCC indique qu’en ce qui concerne les recettes propres, plus de 4,4 milliards USD sont tombés dans la caisse de l’État en 2018 alors qu’en 2001 les recettes étaient évaluées à 382 millions USD.

« Comparées à 2001, ces recettes n’étaient que 382 millions USD. Il est vrai que nous ne devons pas céder à l’autosatisfaction, c’est une forte hausse qui, malhereusement, est encore en deçà de nos attentes et de la cible de critères de performance économiques de 20% du PIB. Nous avons un PIB d’environ 50 milliards USD, les 4,4 milliards ne représente que moins de 10% PIB »,a précisé le gouverneur.

En parlant du taux d’échange, la BCC evoque une évolution satisfaisante stabilité « le taux de change a connu une stabilité, parce que nous avons terminé 2018 avec un taux de 1635 CDF, le dollars venant de 1692 DCF au 31 décembre 2012. C’est une dépréciation de 2,7% seulement, alors qu’en 2017 et 2016, on était 23 % environ », a-t-il déclaré.

Les réserves de change, de 21 millions en 2001, est actuellement à 880 millions.
Le patron de la BCC à par la même occasion relever une légère baisse à cause des dépenses électorale de plus de 500 millions consenties sur l’année 2018, alors que les recettes n’ont été que de 4,4 milliards USD.

Dans sa conclusion, le gouverneur Déogratias Mutombo appelle à la mise en œuvre des réformes pour la diversification de l’économie nationale et révèle le grand défi pour la RDC, à savoir :  » la mobilisation des recettes « . Car , la RDC mobilise moins de 10% des recettes par rapport au PIB national alors qu’elle devrait mobiliser au moins 20% pour, enfin être dans le critère.
Et aussi, ce dernier regrette que  » la croissance n’a pas encore atteint le dynamisme nécessaire pour transformer les conditions de vie de population congolais « .

Malala D./Portaileco

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