Le fonds minier créé grâce  à la révision du code minier  permet de contribuer au décollage de l’économie congolaise, dans le cadre de sa diversification de l’économie, a indiqué M. Mutombo Mule Mule, directeur de cabinet du ministre des Finances, dans son intervention à la deuxième journée du séminaire budgétaire qui se déroule au Pullman Hôtel à Kinshasa.

M. Mutombo qui intervenait sur le thème : « stratégies de mobilisation des ressources domestiques et extérieures en République démocratique du Congo sur la période de 2020-2022 », a indiqué que plusieurs axes stratégiques peuvent déclencher ce processus de décollage  notamment, l’utilisation de la rente du secteur extractif et la poursuite des réformes fiscales capable d’améliorer la gouvernance.

Il a fait savoir que ce fonds souterrain est une opportunité importante susceptible de sécuriser et préparer les générations futures de l’économie en RDC.

« L’Etat est appelé à réaliser des investissements dans les secteurs  des infrastructures, de l’éducation, de la santé ainsi que dans d’autres secteurs prioritaires de l’économie, en vue de procéder à la transformation structurelle du pays. De cette manière il peut utiliser la rente tirée de l’exploitation des ressources naturelles pour soutenir le développement durable», a-t-il déclaré.

Par rapport aux infrastructures, le directeur de cabinet a indiqué que le développement des voies de communications notamment,  lacustres, fluviatiles, routières et ferroviaires est un facteur important qui mènera vers la diversification de l’ économie congolaise, ajoutant que la pérennisation de la stabilité macro-économique a pour avantage entre autres de stimuler l’épargne intérieure et de consolider la valeur réelle des actifs financiers, stabiliser le pouvoir d’achat de la population et des détenteurs des revenus des ménages ainsi qu’améliorer la prévisibilité des milieux d’affaires en facilitant les calculs des agents économiques.

Pour l’orateur du jour, l’élargissement de l’espace budgétaire est une nécessité en RDC car, il permettra de trouver les moyens de mobiliser d’avantages les ressources durables qui aideront le gouvernement à pouvoir exécuter les dépenses.

En ce qui concerne l’amélioration de l’environnement des affaires, M. Mutombo a fait savoir que le ministère des finances a déjà pris une série de mesures pour favoriser le développement du secteur privé, des ordonnances-lois qui prévoient une réduction du nombre des taxes perçues à divers échelons de l’organisation administrative.

Pour rappel, la deuxième journée de l’Atelier budgétaire a connu la participation de la société civile, des agents et cadres des ministères de la santé, du budget, des finances et de l’enseignement qui se sont regroupés autour des différentes thématiques.

 Un cadre réaliste de programmation financière des actions pour 2020-2022, selon Pierre Kangudia

Le ministre d’Eta en charge du Budget, Pierre Kangudia qui a procédé mardi à Kinshasa, à l’ouverture du séminaire d’orientation budgétaire pour l’exercice 2020, a indiqué que ces assises étaient convoquées en vue de permettre au gouvernement de se doter d’un cadre réaliste de programmation financière de ses actions pour la période 2020-2022.

Cet atelier, qui se déroule du 02 au 04 juillet, a poursuivi le ministre du Budget, permettra aux experts de discuter sur les prévisions du cadrage macroéconomique à moyen terme dont le budget  triennal 2020-2022 est fixé à 28,5 milliards USD avec 7,5 milliards USD devant provenir des bailleurs de fonds ou levés sur le marché financier tant local qu’international. L’objectif  de ces travaux est de faire participer toutes les parties prenantes au  processus d’élaboration de ce budget 2020.

Le ministre Kangudia, avait dans son mot d’ouverture  indiqué que ce cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) a pris en compte les perspectives économiques internationales et nationales, les hypothèses macroéconomiques, les axes prioritaires retenus par le président de la République pour sa mandature et le programme d’urgence des 100 jours, ainsi que les stratégies sectorielles et les actions prioritaires y afférentes.

Pour lui, le cadre budgétaire à moyen terme se décline pour les trois prochaines années, les prévisions des recettes et des dépenses du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées ainsi que les besoins de financement qui s’en dégagent.

Il a également fait savoir qu’en matière des recettes, leurs prévisions tiennent compte notamment de l’impact de l’application  effective du nouveau code et du règlement minier, en termes notamment de redevances minières, de dividendes sur les sociétés minières et d’impôts sur les bénéfices et profits.

«Ces prévisions prennent également en compte le bon comportement attendu des cours des matières et la croissance continue de la production minière congolaise. A cela s’ajoutent les mesures fiscales et administratives ainsi que l’effort de service des administrations financières, lequel intègre les mesures  visant la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.

Il en est de même des efforts pour la mobilisation des ressources innovantes », a déclaré le ministre du Budget, qui a par ailleurs précisé que les allocations budgétaires reflétées dans le cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2020-2022 quant aux dépenses, se fondent sur les axes prioritaires de la vison du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, déclinés dans son discours d’investiture et dans son programme d’urgence de 100 jours.

Ce séminaire intervient dans le cadre du projet Profit Congo et est financé par le comité d’orientation des réformes des finances (COREF) et d’autres partenaires au développement, indique-t-on.

 

ACP

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