La Banque Africaine de Développement (BAD) projette une croissance macroéconomique en République démocratique du Congo (RDC) de 4,5% pour l’exercice 2019 et de 4,6% en 2020, indique une récente publication sur les perspectives économiques en RDC, rendue public par cette institution bancaire.

Selon la source, cette projection est principalement soutenue, d’une part, par la pulsion du secteur primaire, et d’autre part par  plusieurs facteurs positifs, notamment des cours favorables des produits de base sur le marché international, l’organisation réussie des élections de décembre 2018 avec des résultats acceptés par tous, des progrès dans la maîtrise de l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui frappe la partie Est du pays ainsi qu’une amorce de diversification du tissu productif.

La même source précise que la croissance économique congolaise est largement tributaire du secteur extractif, dont la contribution en 2017 était de 99 % de la valeur des exportations, 34 % des recettes totales de l’Etat et de deux points dans la croissance du Produit intérieur brut (PIB), ajoutant qu’une croissance soutenable nécessite une diversification des bases productives de l’économie.

La publication de la BAD suggère des efforts dans l’amélioration du climat des affaires. En ce qui concerne la politique budgétaire, le principal défi pour la RDC, est la faiblesse de ses recettes internes qui était de 9 % du PIB en moyenne sur la période 2016-2018, contre une moyenne de 17 % du PIB en Afrique subsaharienne.

Le secteur agricole présente des opportunités des diversifications

 La source indique également que le secteur agricole et la filière bois présentent des opportunités de diversification économique pour la RDC,  ajoutant que le Plan national stratégique de développement (PNSD) qui est en cours de finalisation, prévoit d’utiliser la transformation de l’agriculture pour faire accéder la RDC en 2022, au statut des pays à revenu intermédiaire, notamment par l’implantation des parcs agroindustriels dans les différentes régions du pays qui prendront en compte les intérêts des petits producteurs.

Dans le secteur énergétique, la libéralisation  énergétique doit s’intensifier pour attirer plus d’investissements afin de réduire les coûts de production des entreprises et accroître le taux d’accès des populations à l’énergie, suggère la même source.

Pour rappel, la Banque centrale du Congo (BCC) a baissé son taux directeur de 20 % à 14 % en 2018 suite à l’évolution favorable de l’activité économique, et le taux d’inflation est descendu à 27,7 % en fin 2018 contre 41,5 % en 2017 et aussi le déficit du compte courant s’est réduit, passant de 3,6 % en 2017 à 1,1 % en 2018, grâce à une hausse de la production minière.

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