« Les centrales hydroélectriques exigent énormément de moyens (financiers) », c’est ce que pense le président de l’Assemblée Provinciale du Kongo Central Pierre Anatole Matusila. Il l’a dit au cours du premier forum sur l’énergie électrique qui se déroule à Matadi.

La République Démocratique du Congo est un pays à fort potentiel hydroélectrique mais très pauvre dans la fourniture de l’électricité à la population. Son taux de desserte est de 8% et reste le plus faible en Afrique

Pour pallier à ce fossé entre le potentiel et la desserte, le président de l’Assemblée Provinciale du Kongo Central préconise la construction de plusieurs petites centrales aux grands barrages qui nécessitent beaucoup trop d’argent. Le barrage d’Inga III illustre bien ce fait. A terme, il coûtera 14 millions de dollars.

 » On peut aller à des solutions à moindre coût, comme des petits barrages, des pico barrages, des micros barrages à faible coût ou des panneaux solaires. Donc, il y a des solutions intermédiaires qu’on peut essayer d’avoir, si on a pas les moyens de mobiliser suffisamment des ressources », a suggéré Pierre Anatole Matusila.

Selon lui, mieux vaut éviter de grands barrages qui requièrent d’énormes moyens financiers. Des études géologiques aux matériaux de construction en passant par la production, les dépenses sont pharaoniques et demandent un apport extérieur.

Pour rappel, le premier forum sur l’énergie électrique se tient à Matadi dans le Kongo Central depuis ce mardi 20 août, sous le haut patronage du Chef de l’État, et prendra fin ce jeudi 22 août.

Eddy Kazadi

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