L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) se dit opposée au partage des postes de responsabilités dans les entreprises de l’Etat entre les coalitions FCC et CASH. Dans une déclaration à la presse lundi 30 septembre à Kinshasa, Jean-Claude Katende, président national de cette ONG congolaise, indique que cette option envisagée et en préparation par ces deux plateformes n’est basée sur aucun fondement juridique.

« Nous nous opposons à cette option du CASH et FCC, dans la mesure où nous considérons que les entreprises publiques appartiennent à tous les Congolais. Nous considérons aussi que la politisation, c’est-à-dire la désignation des dirigeants de ces entreprises en fonction de leur appartenance politique, n’a rien apporté. Ces entreprises sont par terre, les résultats sont là », a déclaré Jean-Claude Katende.

Il n’y a aucune loi qui permet aux deux coalitions au pouvoir de se partager les entreprises de l’Etat, a-t-il insisté, estimant « qu’il est bon que ces entreprises soient gérées par tous les Congolais.  Ça veut dire en d’autres termes qu’il faut que le gouvernement puisse déterminer les critères que les futurs dirigeants de ces entreprises vont remplir. »

L’ASADHO propose ainsi au gouvernement d’organiser un test, en vue de permettre à tout citoyen congolais de postuler, selon des critères à déterminer mais surtout la compétence. Faire le contraire, signifierait que la coalition au pouvoir ne veut pas le changement, a affirmé le président de l’ASADHO.

« Ces entreprises ne sont pas la propriété de partis politiques. On doit mettre en tête que les résultats sont plus importants que l’appartenance politique. Qu’on ouvre la porte à la compétition. Qu’on donne ces entreprises aux meilleurs des Congolais pour les gérer », a plaidé l’avocat congolais.

 

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