Kibali Gold Mining, l’une des plus grandes entreprises minières de Kibali est présente à DRC Mining Week, la grande messe minière qui se tient à Lubumbashi.
Dans une Interview accordée à Interkinois, Andy Sambwe, ingénieur à Kibali, a révélé la stratégie utilisée par la mine de Kibali, pour répondre à un coût réduit aux besoins en énergie non seulement de l’entreprise mais aussi de la communauté environnante. Cette entreprise prévoit à long terme d’aider l’Etat congolais dans la production de l’énergie électrique.

Interkinois : comment Kibali Gold Mining s’y prend pour répondre à ses besoins en énergie ?

Ir. Andy Sambwe : Kigali a une demande de 44 Mégawatt jusqu’à ce jour. Vu l’expansion de la demande en énergie, nous avons opté pour la construction d’une centrale hydroélectrique. Au début, nous avons œuvré avec la centrale thermique. Avec cela, nous avions l’avantage de disponibiliser de l’énergie rapidement à travers les générateurs diésel. Mais comme handicap, cela nous consommait beaucoup de carburant. Et quand on doit quantifier mensuellement ou annuellement c’est beaucoup d’argent que nous perdons avec le carburant. C’est ainsi que Kigali a résolu d’investir en construisant les centrales hydroélectriques. La première centrale c’est Nzoro 1 qui a été construite en 2012 et a été finalement mise en service en 2014 avec une puissance de 22 Mégawatt et 100 millions USD comme coût d’investissement. Après cela nous avons construit la deuxième centrale qui est la centrale d’Ambarau mise en service en 2017 avec une puissance de 10.7 Mégawatt avec comme coût d’investissement 57 Millions de dollars. Et Kibali ne s’est pas arrêtée sur la deuxième centrale, elle a construit la centrale de Azambi, mise en service en 2018 avec une puissance de 10.3 Mégawatt, cela nous a coûté 50 millions USD. Les 2 premières centrales ont été construites par une firme française mais Kibali a aussi voulu donner la chance au sous-traitant congolais. C’est ainsi que la troisième centrale a été construite par une main congolaise.

IK : vous comptez vous arrêter là ?

Ir. Andy Sambwe : il y a une expansion, il a différentes machines qui doivent être ajoutées et doivent fonctionner. Nous devons toujours voir comment pallier ce déficit énergétique. D’où, nous avons un autre projet de construction d’une centrale hydroélectrique : Sesengue et Bavungula qui sont en cours de discussion.

IK: quel est le message que vous pouvez lancer à d’autres entreprises ?

Ir : Kibali est un modèle à suivre. Quand on voit le Katanga, il y a beaucoup d’entreprises minières qui sont à proximité des ressources hydrauliques donc elles peuvent faire la même chose que Kibali qui n’a pas utilisé de très hautes chutes pour construire ses centrales, justes de basses chutes. Les centrales construites ne servent pas seulement à Kigali, nous sommes également en train d’assister la société. A la longue, nos centrales bénéficieront à l’État congolais. Donc c’est un message pour les entreprises minières aussi si elles peuvent emboîter le pas de ce que Kibali fait actuellement.

Ik : nous pouvons dire que Kibali s’auto-suffit en terme d’énergie ?

Ir : sur une demande de 44 Mégawatt dont Kibali a besoin pour fonctionner, nos propres centrales produises 42 Mégawatt. Or quand on traite les sulfurés on a besoin de 42 Mégawatt et pour les oxydés on a besoin de 38 Mégawatt. Donc avec les centrales hydroélectriques, Kibali couvre seule la demande énergétique. Ce qui est très bénéfique pour nous.

Rédaction Interkinois

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