Les participants à la 3ème édition de l’Alternative Mining Indaba-RDC, tenue du 09 au 11 juillet 2019 à Kinshasa, ont recommandé la tenue d’une table ronde à laquelle seront impliquées toutes les parties prenantes et tous les acteurs du secteur minier afin de réfléchir sur la possibilité d’instituer un fonds minier en RDC.

Selon un document de l’Alternative Mining Indaba-RDC parvenu le week-end à l’ACP, les participants à cette 3ème édition souhaitent voir le gouvernement, à l’issue de cette table ronde,  prendre un décret portant organisation et fonctionnement du Fonds minier (FOMIN) en République démocratique du Congo, conformément à l’article 242 de la loi minière du 9 mars 2018.

Il sera question, au cours de cette table ronde, d’harmoniser les vues, de manière claire, sur les missions du FOMIN et de proposer un agenda de gestion transparente au profit de toutes les provinces afin d’apporter les moyens pour la réalisation des projets de développement économique en milieu rural.

Ce genre de rencontre aura comme avantage, estiment-ils, de faire profiter les peuples congolais, particulièrement ceux vivant dans les localités environnants les sites d’exploitation minière, des dividendes de la production minière qui, jusque-là, ne bénéficiaient qu’aux investisseurs et au marché international.

Les participants à la 3ème édition de l’Alternative Mining Indaba-RDC ont révélé que le FOMIN, bien que n’étant pas encore mis en place, dispose déjà d’environ 10 millions USD générés depuis le début de l’application du nouveau Code minier. Selon eux, tant que ces revenus vont continuer à s’accumuler sans pouvoir servir à des fins utiles pour lesquels ils sont destinés, il y a risque que cet argent soit affecté à autre chose.

D’où, la nécessité de parachever la réforme minière par la  prise de ce décret devant lancer cette structure, financée principalement par la redevance minière à hauteur de 10% de recettes générées par l’industrie minière.

L’importance du décret selon le secrétaire général aux mines

Le secrétaire général au Mines, Joseph Ikoli Yombo Y’apeke a reconnu l’importance de ce décret qui, selon lui, permettra au gouvernement grâce aux recettes minières, de financer les projets de construction des infrastructures de base et de développement.

Il a réitéré la détermination de son ministère à renforcer les mesures d’application du nouveau Code minier sur le terrain, avant d’annoncer le lancement, dans les prochains jours, de la campagne de vulgarisation de la loi minière révisée à l’échelle nationale.

@ACP

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